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	<title>Le Cycle du Dieu Noir</title>
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	<description>Un univers de fantasy antique sombre et érotique</description>
	<lastBuildDate>Mon, 04 May 2026 07:13:08 +0000</lastBuildDate>
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	<title>Le Cycle du Dieu Noir</title>
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		<title>8. Dans la souricière</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Aemarielle]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 01 May 2026 15:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Les épisodes]]></category>
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					<description><![CDATA[Avant de commencer, as-tu lu l&#8217;épisode précédent ? –  Tu es sûre, tu as fouillé partout&#160;? –  Partout. Elle n’a rien sur elle et rien de planqué à l’intérieur non plus. –  Par Satekh&#160;! Alaia s’éveille sous une gifle. Puis une autre. Elle ouvre les paupières et tente de calmer la danse du décor autour [&#8230;]]]></description>
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<p>Avant de commencer, <a href="https://fantasy.aemarielle.com/vieux-souvenirs/" data-type="link" data-id="https://fantasy.aemarielle.com/vieux-souvenirs/">as-tu lu l'épisode précédent</a> ?</p>



<p>–  Tu es sûre, tu as fouillé partout&nbsp;?</p>



<p>–  Partout. Elle n’a rien sur elle et rien de planqué à l’intérieur non plus.</p>



<p>–  Par Satekh&nbsp;!</p>



<p>Alaia s’éveille sous une gifle. Puis une autre. Elle ouvre les paupières et tente de calmer la danse du décor autour d’elle. Elle est entourée de caisses et de sacs de grains. Son œil est attiré par une souris qui traverse la pièce à toute allure.</p>



<p>Debout devant elle, Them lui remet une claque. Le cuir de son gant lui érafle la joue.</p>



<p>–  T’es réveillée, ma jolie&nbsp;?</p>



<p>Il saisit son menton et approche son visage du sien. Son haleine sent le vin.</p>



<p>–  Où est la pierre, Alaia&nbsp;?</p>



<p>Il faut quelques instants à Alaia pour se remémorer le fil des événements. Le port, Luxatari, la compréhension de sa stupidité à l’instant où elle sent le venin engourdir ses membres.</p>



<p>–  La pierre&nbsp;? marmonne-t-elle.</p>



<p>Alaia baisse les yeux. Elle est assise, ligotée sur une caisse. Niz et Kimbra sont assis un peu plus loin. Luxatari est debout à côté de Them. Sous le masque, Alaia sent le poids de son regard. Ses yeux verts sont la seule chose qui n’ait pas été détruite par le poison. Elle sourit, de ces sourires sans joie, mais hautement satisfaits.</p>



<p>–  Le putain de rubis, où est-il&nbsp;? s’énerve Them. Dis-moi que tu l’as récupéré, Alaia.</p>



<p>–  On te croyait plus compétente, raille Luxatari. On te demande un rubis, tu nous rapportes un phallus en jade.</p>



<p>Le regard de Them la fait taire. Le voleur n’a pas l’air d’humeur à plaisanter. L’absence de la pierre semble le plonger dans un état proche de la panique.</p>



<p>–  Je te connais, petite souris. Tu as forcément trouvé la pierre. Dis-moi, tu l’as cachée, c’est ça&nbsp;? Qu’est-ce que tu en as fait&nbsp;?</p>



<p>Alaia ouvre grand les yeux et affiche une expression terrifiée. Them se penche vers elle, approche son visage du sien. La main de Luxatari s’interpose sèchement.</p>



<p>–  Ne la touche pas&nbsp;!</p>



<p>Them se redresse comme s’il voulait esquiver une morsure de vipère. Luxatari secoue la tête, saisit le voleur par les joues et l’oblige à la regarder.</p>



<p>–  Je te l’ai dit, pas de contact peau à peau. Tu ne voudrais pas que son hekâ te réduise à l’état de marionnette, si&nbsp;?</p>



<p>Le voleur pince les narines et fait les cent pas. Alaia contemple Luxatari d’un nouvel œil. La haine que ressent la jeune femme à son égard va jusqu’à révéler les secrets des istariennes à un moins que rien comme Them.</p>



<p><em>Je me suis complètement fourvoyée</em>.</p>



<p>Luxatari se campe devant Alaia.</p>



<p>–  Ne nous fais pas perdre notre temps, d’accord&nbsp;? Qu’as-tu fait du rubis&nbsp;?</p>



<p>–  Si je te le dis, tu me laisseras partir&nbsp;?</p>



<p>La femme sourit.</p>



<p>–  Si tu me le dis, je mettrai un terme à ton existence rapidement. Ce n’était pas mon projet, tu sais. Dans mon plan, je te vends à la propriétaire du <em>Lait d'Hathor</em>. Elle a une pièce spéciale où elle organise des spectacles… particuliers, pour un public aux goûts très spécifiques. Mais je suis prête à me montrer charitable si tu nous donnes ce que nous voulons.</p>



<p>Alaia secoue la tête.</p>



<p>–  Tu sais que ce qui t’est arrivé n’est pas de mon fait. Je ne t’ai jamais fait de mal.</p>



<p>Lux empoigne ses tresses et lui tire la tête en arrière, lui arrachant un cri.</p>



<p>–  Tout est ta faute&nbsp;! Si tu n’étais pas arrivée chez Nessato, je serais toujours au temple. Tu as manœuvré pour me remplacer. Derrière tes minauderies et ta gentillesse, tu as tout fait pour m’évincer.</p>



<p>–  Je ne t’ai pas évincée. Tu as causé ta perte toute seule. Personne ne t’a obligée à voler ce baume, il ne t’était pas destiné.</p>



<p>–  Tu y as placé le poison, chienne&nbsp;!</p>



<p>Them fait lâcher prise à Lux, craignant sans doute qu’elle ne brise la nuque d’Alaia à force de la tordre. Il la garde dans ses bras quelques instants pendant que la devarah vérifie que ses cervicales sont encore en état de marche. Des étoiles dansent devant ses yeux, elle a la nausée, mais le malaise passe.</p>



<p>–  Franchement Alaia, je n’aurais jamais cru ça de toi, lâche-t-il. Empoisonner une consœur, tu m’impressionnes. Quand j’ai rencontré Luxatari, elle était si triste, si malheureuse. Alors quand elle m’a expliqué la source de ses malheurs, je suis tombé des nues. Elle et moi avions eu le cœur brisé par la même personne.</p>



<p>Alaia fixe Them d’un œil morne.</p>



<p>–  Je ne peux pas briser ce qui n’existe pas.</p>



<p>–  Assurément tu peux. Lux croyait en toi, elle pensait que tu étais son amie. Que vous apprendriez ensemble vos… ce qu’on vous apprend. Et moi, je t’aimais, petite souris. Je t’aurais tout donné. Pourtant, tu as voulu me quitter.</p>



<p>Cette fois Alaia n’y tient plus.</p>



<p>–  Vous avez terminé vos jérémiades&nbsp;? Je n’ai rien à voir avec vos problèmes, alors fermez-la. Tu veux ta caillasse, Them&nbsp;? J’espère que tu as appris les rudiments de l’hekâ dans la fange où tu as passé ces dernières années parce qu’il va t’en falloir pour le récupérer là où il est.</p>



<p>Them se fige, attentif.</p>



<p>–  De quoi tu parles&nbsp;?</p>



<p>–  Il va falloir me détacher si tu veux que je t’explique.</p>



<p>–  Pas question, explique-toi d’abord.</p>



<p>Alaia pousse un soupir ulcéré.</p>



<p>–  Il a fusionné avec moi.</p>



<p>Quatre paires d’yeux se tournent vers elle.</p>



<p>–  Pardon, tu peux répéter&nbsp;?</p>



<p>–  Il a fusionné avec moi quand je l’ai touché. Je ne sais pas comment, ni pourquoi. Maintenant il est en moi, je n’ai aucune idée de ce qu’il va me faire ni de comment le retirer, alors vos petites rancœurs, là…</p>



<p>Them, Lux, Niz et Kimbra s’éloignent et forment un conciliabule pendant quelques minutes. Lux montre des signes d’agacement, Them l’enjoint à se taire, Niz tempère tout le monde et Kimbra n’a pas l’air de comprendre un traître mot, comme d’habitude. <em>Que de bons souvenirs…</em></p>



<p>Niz revient vers Alaia, une dague à la main. Lux a veillé à ce qu’il enfile des gants. Il s’arrête à quelques pas, lui offrant le calme familier de son visage plat et lunaire.</p>



<p>–  Je suis désolé pour tout ça, Alaia. Est-ce que tu peux me dire comment ça s’est passé&nbsp;?</p>



<p>–  Tu peux me détacher les mains&nbsp;?</p>



<p>Niz tranche la corde qui entrave ses poignets dans son dos. Alaia lui tend la main gauche.</p>



<p>–  Il est rentré par là. Je le sais parce que ça m’a fait un mal de chien.</p>



<p>Le voleur examine la main. Son regard glisse le long de la ligne nouvellement créée.</p>



<p>–  Elle dit vrai. Il y a une cicatrice ici.</p>



<p>Soudain, la marque s’ouvre et l’œil se révèle, rouge, luisant et agité. Niz pousse un cri et recule. Les autres observent le spectacle à bonne distance.</p>



<p>–  Elle est <em>a</em><em>khou</em>*&nbsp;! s’écrie Kimbra. Je joue pas avec ça, moi&nbsp;! C’est de la sale sorcellerie&nbsp;!</p>



<p>Sous le regard médusé de ses compagnons, Kimbra ouvre la porte de l’entrepôt et s’enfuit en courant. Alaia n’est pas surprise. Le garçon a toujours été le costaud de la bande, mais il est perclus de superstitions et se méfie de tout ce qui pourrait être magique. Il collectionne amulettes et talismans de protection qu’il accroche à son cou, dans ses tresses et à ses poignets.</p>



<p>Alaia contemple sa main, revenue à la normale. Non loin, Them, après avoir juré copieusement à l’attention de Kimbra, reprend contenance.</p>



<p>–  Eh bien, on sait où est le caillou, maintenant. Désolée ma belle, tu devras te passer de main gauche…</p>



<p>Alors que Them se dirige vers elle, dague en main, manifestement décidé à la mutiler, Niz s’interpose.</p>



<p>–  Non.</p>



<p>Le chef foudroie son lieutenant du regard.</p>



<p>–  Laisse-moi faire, ça va pas être beau à voir, mais il nous faut ce rubis.</p>



<p>–  Tu as le rubis. La mission est accomplie. Livre Alaia au client et laisse-le se démerder avec le pouvoir de cet objet. À ta place, je ne pointerais pas une arme dans sa direction.</p>



<p>–  Comment ça, la livrer au client&nbsp;? proteste Lux. Et ma récompense à moi, vous y pensez&nbsp;?</p>



<p>–  La ferme, je réfléchis, répond Them. Niz a raison, on la ramène au Minoen et on empoche l’or.</p>



<p>Les voleurs se tournent vers Alaia, À l’endroit où elle se tenait, il ne reste que des cordes par terre.</p>



<p class="has-text-align-right">À suivre...</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="715" height="1024" src="https://fantasy.aemarielle.com/wp-content/uploads/2026/05/08-LCDN-BD-715x1024.jpg" alt="Une femme ligotée toise du regard un homme énervé qui serre les poings d'un air menaçant." class="wp-image-642" srcset="https://fantasy.aemarielle.com/wp-content/uploads/2026/05/08-LCDN-BD-715x1024.jpg 715w, https://fantasy.aemarielle.com/wp-content/uploads/2026/05/08-LCDN-BD-480x688.jpg 480w" sizes="(min-width: 0px) and (max-width: 480px) 480px, (min-width: 481px) 715px, 100vw" /><figcaption class="wp-element-caption">Évidemment, j'ai oublié de dessiner Them avec son gant, mais j'ai un peu rushé pour réussir à finir cette illustratioon dans les temps et voilà le résultat ! XD</figcaption></figure>



<p>Si cet épisode t'a plu, fais-le moi savoir en laissant un commentaire. Et si le coeur t'en dit, <a href="https://www.aemarielle.com/produit/offre-moi-un-cafe//" data-type="link" data-id="https://www.aemarielle.com/produit/offre-moi-un-cafe//">tu peux aussi m'offrir un café virtuel</a> pour m'encourager à continuer cette aventure.</p>
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		<title>7. De vieux souvenirs</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Aemarielle]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 24 Apr 2026 15:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Les épisodes]]></category>
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					<description><![CDATA[Peut-être voudras-tu lire l&#8217;épisode 6 avant de commencer celui-ci ? À cette heure de la nuit, la zone portuaire est calme, au moins en apparence. Les coques des navires ondulent et grincent sur les eaux indolentes du Nelos. Quelques personnes montent la garde sur les embarcations, mais le silence règne. Les ouvriers et marins sont [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Peut-être voudras-tu <a href="https://fantasy.aemarielle.com/regrets/" data-type="post" data-id="597">lire l'épisode 6</a> avant de commencer celui-ci ?</p>



<p>À cette heure de la nuit, la zone portuaire est calme, au moins en apparence. Les coques des navires ondulent et grincent sur les eaux indolentes du Nelos. Quelques personnes montent la garde sur les embarcations, mais le silence règne. Les ouvriers et marins sont sans doute occupés dans les maisons de bière du quartier. Alaia reste sur ses gardes. La faune locale est dangereuse&nbsp;; les sbires de la Confrérie règlent souvent leurs petites affaires dans le coin.</p>



<p>Le port fait partie de ces endroits où la Medjaï* évite de mettre les pieds. La garde de la cité se concentre sur la protection des quartiers plus respectables, dans les hauteurs. Au pied du Mont Djed, chacun survit comme il peut.</p>



<p>Alaia se souvient des raccourcis et des cachettes qu’elle utilisait à l’époque où elle et ses camarades faisaient les quatre-cents coups à travers les ruelles boueuses de la Ruche. Dérober les bourses, chiper de la nourriture, espionner pour les plus grands, tel était son quotidien en compagnie de Charid et Senon. Leur témérité les amenait parfois sur le port, mais il valait mieux éviter de s’y faire remarquer. La zone était sous le contrôle d’une bande bien plus redoutable que la leur. Contrairement aux Musaraignes, les Fennecs ne se contentaient pas de voler quelques piécettes. Eux surinaient, récupéraient les dettes et se débarrassaient des fâcheux. Them enviait le statut de leur cheffe, Anouhé. Il rêvait de prendre sa place, de grimper les échelons de la Confrérie et de rejoindre les donneurs d’ordre. À la place, il devait se coltiner une bande de tire-laines dont les dents de lait n’étaient pas toutes tombées et il détestait ça…</p>



<p>Aujourd’hui, Alaia ignore qui contrôle quoi. Elle s’est éloignée de ce monde, elle a grimpé d’autres échelons que ceux de la Confrérie. Tout ce qu’elle sait, c’est que Them attend de ses nouvelles et qu’il ne sera sûrement pas ravi de découvrir son échec.</p>



<p>Elle serpente parmi les entrepôts, à l’affût du moindre son. Elle se devine observée. Them a dû poster des gens pour le prévenir. À l’approche du point de rendez-vous, une silhouette svelte se détache dans la pénombre. Grand, maigre, aussi pâle que la lune, des pieds à la pointe des cheveux.</p>



<p>–  Niz, salue Alaia. Ça faisait longtemps.</p>



<p>–  Ravi de te revoir, Alaia, lui retourne le jeune homme. Suis-moi.</p>



<p>Ainsi, Them traîne toujours avec Niz. Quelque part, c’est rassurant. Nizul a toujours été la voix de la raison dans la bande. Sans sa mesure et ses conseils avisés, le chef des Musaraignes aurait conduit sa troupe à la Pesée dix fois.</p>



<p>–  Merit est là, elle aussi&nbsp;? s’enquiert Alaia en emboîtant le pas du voleur.</p>



<p>À quelques pas devant elle, Niz se tend. Ses poings se serrent un instant. Alaia n’insiste pas, mais une pointe d’inquiétude la parcoure. Est-il arrivé quelque chose à la jeune femme&nbsp;?</p>



<p>De tous les membres des Musaraignes, Merit reste sa préférée. Joviale, pleine d’esprit, séduisante, elle n’avait pas peur de tenir tête à Them. Enfant, Alaia l’admirait et à l’adolescence, s’était entichée d’elle, mais pas autant que Niz, qui aurait fait n’importe quoi pour elle.</p>



<p>–  Elle est partie, finit par avouer Niz sans se retourner.</p>



<p>Alaia respire. Merit a toujours été intelligente. Évidemment qu’elle est partie. Après la débâcle de la nécropole, c’était la meilleure chose à faire.</p>



<p>–  Que fais-tu là, Niz&nbsp;? Pourquoi n’es-tu pas avec elle&nbsp;? Them n’en vaut pas la peine.</p>



<p>–  Mêle-toi de tes affaires, Alaia.</p>



<p>Le jeune homme émet un son étrange, comme un sifflement d’oiseau. Quelques instants plus tard, la silhouette dégingandée de Them apparaît au coin d’un entrepôt. Derrière lui, une autre tête connue, celle de Kimbra, qui gratifie Alaia d’un grand sourire où manquent quelques dents. Kimbra aime la bagarre et en porte de nombreux stigmates. Il a encore pris du muscle depuis la dernière fois. Ses épaisses paluches sont fermées sur les épaules d’une jeune femme masquée qui titube plus qu’elle ne marche. Sa robe est poussiéreuse et déchirée par endroits. Elle arbore des bleus sur les bras.</p>



<p>–  Lux, ça va&nbsp;?</p>



<p>–  Alaia&nbsp;? Tu… tu es venue me chercher&nbsp;?</p>



<p>–  On ne brûle pas les étapes, mes chéries, interrompt Them. Alaia, tu me rapportes ce que je t’ai demandé&nbsp;?</p>



<p>–  J’ai la gemme, mais je veux que tu relâches Luxatari d’abord.</p>



<p>Them affiche un sourire narquois et joue avec une dague à la facture raffinée.</p>



<p>–  La confiance règne, à ce que je vois. Tu sais que je pourrais me contenter de t’ouvrir la gorge et te le prendre, n’est-ce pas&nbsp;?</p>



<p>–  Ne dis pas n’importe quoi. Je te suis bien plus utile vivante que morte.</p>



<p>L’homme s’adoucit et soupire.</p>



<p>–  Pour toi, je veux bien faire un effort. Comme preuve de ma bonne foi, je t’envoie Luxatari et tu m’envoies la pierre, ça te va&nbsp;?</p>



<p>Alaia acquiesce, sans perdre de vue Kimbra et Niz qui flanquent Them. Dans son souvenir, tous trois n’étaient que des grands échalas mal nourris et falots. La devarah ignore ce qu’ils ont fait pendant ces dernières années, mais ça leur a profité.</p>



<p>D’une démarche hésitante, Luxatari avance vers elle. Son masque de cuir est un coup au cœur d’Alaia. Elle se souvient encore de son visage radieux, de ses sourires, avant que la vie ne le réduise en charpie.</p>



<p>Alaia tend la main vers elle.</p>



<p>–  Ça va aller, Lux.</p>



<p>Bien qu’éprouvée, la jeune femme n’a pas l’air gravement blessée.</p>



<p>–  Prépare-toi à courir, lui murmure-t-elle lorsqu’elle arrive à sa hauteur.</p>



<p>D’un mouvement de paupières, Luxatari lui signale qu’elle a compris. Alaia la saisit, fait volte-face et s’apprête à l’entraîner dans sa fuite. Une piqûre dans son cou la surprend. Par réflexe, elle tourne la tête vers Lux, qui ne court pas. Souriante, elle fait danser une longue épingle entre ses doigts avant de la ranger dans les plis de sa tunique.</p>



<p>–  Qu’est-ce que…&nbsp;?</p>



<p>Mais déjà, la vision d’Alaia se brouille. Elle se sent tomber, des bras la rattrapent avant qu’elle ne heurte le sol. Elle distingue juste le visage amusé de Them au-dessus d’elle et entend le rire de Luxatari, à la fois moqueur et satisfait.</p>



<p class="has-text-align-right"><a href="https://fantasy.aemarielle.com/la-souriciere/" data-type="link" data-id="https://fantasy.aemarielle.com/la-souriciere/">À suivre...</a></p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img decoding="async" width="721" height="1024" src="https://fantasy.aemarielle.com/wp-content/uploads/2026/04/07-LCDN-BD-721x1024.jpg" alt="Un homme tient une jeune femme par les épaule de façon menaçante pendant qu'un troisième larron regarde dans notre direction avec un sourire narquois." class="wp-image-634" srcset="https://fantasy.aemarielle.com/wp-content/uploads/2026/04/07-LCDN-BD-721x1024.jpg 721w, https://fantasy.aemarielle.com/wp-content/uploads/2026/04/07-LCDN-BD-480x682.jpg 480w" sizes="(min-width: 0px) and (max-width: 480px) 480px, (min-width: 481px) 721px, 100vw" /></figure>



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<p>Et si tu préfères, tu peux simplement laisser un commentaire ci-dessous et partager ton avis, tes hypothèses ou questionnements sur la suite.</p>
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		<title>6. Le temps des regrets</title>
		<link>https://fantasy.aemarielle.com/regrets/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Aemarielle]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 17 Apr 2026 15:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Les épisodes]]></category>
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					<description><![CDATA[Si tu as manqué l&#8217;épisode 5, retrouve-le ici Alaia descend les paliers qui l’emmènent du quartier des Coffres d’Ouadjour, là où s’étalent les maisons des habitants les plus prestigieux, en direction de la Ruche, où s’entassent la population ouvrière, les marins et la faune la moins recommandable de Djedou. Traverser la cité de nuit quand [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Si tu as manqué l'épisode 5, <a href="https://fantasy.aemarielle.com/fuite" data-type="link" data-id="https://fantasy.aemarielle.com/fuite">retrouve-le ici</a></p>



<p>Alaia descend les paliers qui l’emmènent du quartier des Coffres d’Ouadjour, là où s’étalent les maisons des habitants les plus prestigieux, en direction de la Ruche, où s’entassent la population ouvrière, les marins et la faune la moins recommandable de Djedou.</p>



<p>Traverser la cité de nuit quand on est vêtue à l’istarienne et qu’on transporte le fruit d’un vol caractérisé sur soi n’est pas une bonne idée. Dès qu’elle en a l’occasion, dans le quartier des artisans, Alaia dérobe des étoffes suspendues pour se couvrir et fabriquer une besace de fortune pour y ranger ses affaires. Pieds nus, débarrassée de ses bijoux au cliquetis trop repérable, elle se faufile en silence dans les ombres en direction du port, sans trop savoir ce qu’elle va y faire.</p>



<p>L’odeur du Nelos devient plus prégnante à mesure qu’elle descend vers la Ruche. Le fleuve serpente aux pieds de la cité, la lune s’y reflète dans la nuit. Elle aperçoit les silhouettes des navires amarrés au port. Alaia n’a plus remis les pieds là-bas depuis longtemps et n’envisageait pas de le faire, surtout pour y retrouver Them. Que va-t-elle lui raconter&nbsp;? <em>Désolée, je n’ai pas trouvé ton caillou, mais je t’ai rapporté un phallus magique pour que tu te le fourres là où je pense&nbsp;?</em></p>



<p>Alaia se cache dans une ruelle et, à contrecœur, examine sa main gauche. La plaie béante se résume à présent à une simple ligne de vie supplémentaire, à peine plus marquée. Pendant quelques instants, elle caresse encore l’espoir que tout ceci ne soit qu’un rêve. Elle va se réveiller, accomplir sa basse besogne avec aisance et remplir sa part du marché pour que Them libère Luxatari.</p>



<p>La réalité se rappelle à elle et les larmes embuent sa vision. Ce n’est pas un rêve, elle a échoué de la pire façon possible. Tout le monde a dû s’apercevoir de sa disparition et qu’Héria ne dort pas d’un sommeil naturel. Alaia s’est plantée dans les grandes largeurs. Elle ne peut plus retourner au temple, maintenant. Quand Héria se réveillera, elle verra très vite que la collection de son mari a été fouillée. On viendra l’arrêter, on risque même de soupçonner Dame Nessato de complicité. <em>J’ai ruiné la réputation de ma maîtresse… J’ai gâché ma vie pour une fille qui me déteste et me croit responsable de son sort. Quelle imbécile je suis.</em></p>



<p>Pleurnicher sur son sort ne sert à rien. Alaia sèche ses larmes et étudie ses options. Certes, elle ne peut pas donner le rubis à Them - elle ne sait même pas comment le sortir de sa chair - mais elle peut lui donner l’olisbos, qui vaut un paquet de debens. Ça ne réjouira pas son client, mais il aura de quoi l’indemniser si nécessaire. Cet objet vaut largement la rançon de Luxatari. On parle d’une catin de la Ruche, pas d’une princesse.</p>



<p>Pendant un instant, Alaia caresse l’idée de fuir. Vendre ses affaires, acheter sa place dans une caravane et se laisser porter loin d’ici. Enfant, elle et ses compagnons d’infortune rêvaient de voyager, de traverser la Grande Verte, d’échapper aux griffes de la Confrérie. Ils n’ont jamais eu le temps de mettre leur plan à exécution. </p>



<p>Alaia soupire&nbsp;: elle n’a pas fait tout ceci pour laisser tomber Luxatari. Peu importe en quels termes elles se sont quittées, personne ne mérite de finir entre les mains de Them.</p>



<p>–  <em>Retrouve-moi aux entrepôts sud</em>, lui a-t-il dit. <em>Apporte le rubis et tu récupéreras Lux</em>.</p>



<p>Alaia chuchote quelques prières à Baast et prend la direction du port.</p>



<p class="has-text-align-right"><a href="https://fantasy.aemarielle.com/vieux-souvenirs/" data-type="link" data-id="https://fantasy.aemarielle.com/vieux-souvenirs/">À suivre...</a></p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="677" height="1024" src="https://fantasy.aemarielle.com/wp-content/uploads/2026/04/06-LCDN-BD-677x1024.jpg" alt="Plan sur une ruelle en escaliers de nuit, dans une ville d'allure antique. Une silhouette encapuchonnée descende les marches discrètement." class="wp-image-621" title="Ruelle de Djedou" srcset="https://fantasy.aemarielle.com/wp-content/uploads/2026/04/06-LCDN-BD-677x1024.jpg 677w, https://fantasy.aemarielle.com/wp-content/uploads/2026/04/06-LCDN-BD-480x726.jpg 480w" sizes="(min-width: 0px) and (max-width: 480px) 480px, (min-width: 481px) 677px, 100vw" /></figure>



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		<title>5. En fuite !</title>
		<link>https://fantasy.aemarielle.com/fuite/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Aemarielle]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 10 Apr 2026 15:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Les épisodes]]></category>
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					<description><![CDATA[Il vaut mieux avoir lu l&#8217;épisode précédent avant d&#8217;entamer celui-ci. Alaia flotte dans le vide. Elle ne ressent plus ses membres, ne respire pas. Elle se contente d’être, immobile, les yeux aveugles, l’odorat éteint, le cœur inerte. –  Qui…&#160;? Qui est là&#160;? Du feu… La chaleur… Est-ce toi&#160;? Cela fait si longtemps. Mes sens n’ont [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Il vaut mieux <a href="https://fantasy.aemarielle.com/collection-privee" data-type="link" data-id="https://fantasy.aemarielle.com/collection-privee">avoir lu l'épisode précédent</a> avant d'entamer celui-ci.</p>



<p><em>Alaia flotte dans le vide. Elle ne ressent plus ses membres, ne respire pas. Elle se contente d’être, immobile, les yeux aveugles, l’odorat éteint, le cœur inerte.</em></p>



<p>–  <em>Qui…&nbsp;? Qui est là&nbsp;? Du feu… La chaleur… Est-ce toi&nbsp;? Cela fait si longtemps. Mes sens n’ont jamais oublié ta forme, mon amour. Où es-tu&nbsp;? Viens à moi. Viens à moi. Viens à moi&nbsp;!</em></p>



<p><em>Elle n’entend pas vraiment ces mots. Ils se forment dans son esprit, soupirs ténus d’abord, puis de plus en plus puissants. La voix gagne de l’ampleur, l’appel vibre en elle et ranime les battements de son cœur.</em></p>



<p><em>Alors que son corps reprend vie, Alaia ressent la douleur. Partout. On la déchire en morceaux, on lui arrache les entrailles. Elle hurle, elle voit. Les lames s’enfoncent en elle, des silhouettes cyclopéennes s’acharnent, découpent, massacrent. Elle tombe, son corps mutilé dégringole et se disperse dans le néant.</em></p>



<p>Quand le monde reprend consistance, Alaia est recroquevillée par terre, trempée de sueur, les mâchoires écartées dans un hurlement inhumain. Une brûlure vrille sa main gauche, qui brille d’un feu intérieur. Ses veines ont pris l’éclat de la lave en fusion et dessinent un réseau luminescent sous sa peau. De la vapeur s’échappe de sa bouche alors qu’elle halète, tentant de comprendre ce qui vient de se produire.</p>



<p>Dans sa paume, une fente encore incandescente apparaît. Celle-ci s’ouvre et Alaia ne peut qu’observer avec horreur un œil luisant à la pupille fendue, qui pivote dans plusieurs directions avant de s’immobiliser face à elle. <em>Ne t’évanouis pas, ne t’évanouis pas</em>, se répète-t-elle.</p>



<p>Ses sens sont en alerte, leur acuité stupéfie la devarah. Son ouïe lui indique que tout le monde a entendu son cri. Elle entend les interrogations des invités, trop enivrés pour réagir, puis les appels de la garde privée, qui va forcément monter. Elle doit partir, se mettre à l’abri. Elle réfléchira plus tard.</p>



<p>Alaia quitte précipitamment la pièce et regagne la chambre. Héria dort toujours, ainsi qu’elle le lui a ordonné. L’olisbos repose toujours à côté d’elle. Vu la tournure de la soirée, elle n’est plus à ça près. Dans un état second, Alaia s’en empare et sort par la fenêtre. Dans les jardins, elle entend toujours de la musique et des conversations animées.</p>



<p>–  Quelqu’un sait se qui se passe&nbsp;? Il paraît qu’il y a eu un cri.</p>



<p>–  La soirée est terminée, annonce un garde. Rentrez chez vous, s’il vous plaît.</p>



<p>–  Quelqu’un est mort&nbsp;?</p>



<p>–  Héria est morte&nbsp;? Par les dieux&nbsp;!</p>



<p>Alaia s’efforce de se détacher du brouhaha et de garder la tête froide. Ses sensations lui reviennent petit à petit. La brûlure au creux de sa main s’atténue, ses sens reprennent une intensité normale. Elle n’ose pas regarder. Peut-être que tout ceci n’est qu’un rêve absurde dont elle va s’éveiller quand Atrisis la secouera.</p>



<p>Elle se love contre le mur de la villa et cherche un endroit où descendre en toute tranquillité, accrochée au lierre qui dévore les murs blancs. Elle serre contre elle l’olisbos de jade, comme s’il était son seul ami désormais. Pendant quelques instants, blottie dans les feuillages, elle écoute, surveille. Puis lorsqu’elle se juge en sécurité, elle traverse les jardins et s’enfuit dans la nuit.</p>



<p class="has-text-align-right"><a href="https://fantasy.aemarielle.com/regrets/" data-type="link" data-id="https://fantasy.aemarielle.com/regrets/">À suivre...</a></p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="648" height="1024" src="https://fantasy.aemarielle.com/wp-content/uploads/2026/04/05-LCDN-BD-648x1024.jpg" alt="Une jeune femme rousse assise dans des buissons. Sa main droite est fermée autour de son poignet gauche qui émet de la lumière rouge." class="wp-image-609" srcset="https://fantasy.aemarielle.com/wp-content/uploads/2026/04/05-LCDN-BD-648x1024.jpg 648w, https://fantasy.aemarielle.com/wp-content/uploads/2026/04/05-LCDN-BD-480x758.jpg 480w" sizes="(min-width: 0px) and (max-width: 480px) 480px, (min-width: 481px) 648px, 100vw" /></figure>



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		<title>4. La collection privée</title>
		<link>https://fantasy.aemarielle.com/collection-privee/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Aemarielle]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 03 Apr 2026 16:30:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Les épisodes]]></category>
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					<description><![CDATA[Clique ici si tu as manqué l&#8217;épisode 3. Alaia revêt ses atours et se faufile jusqu’à la porte derrière laquelle Héria a récupéré son jouet. Elle aurait bien emporté l’olisbos avec elle, mais elle n’est pas là pour ça et elle titille suffisamment les vibrisses de Baast pour ce soir. Alaia est très à l’aise [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Clique ici <a href="https://fantasy.aemarielle.com/magie-rouge" data-type="link" data-id="https://fantasy.aemarielle.com/magie-rouge">si tu as manqué l'épisode 3</a>.</p>



<p>Alaia revêt ses atours et se faufile jusqu’à la porte derrière laquelle Héria a récupéré son jouet. Elle aurait bien emporté l’olisbos avec elle, mais elle n’est pas là pour ça et elle titille suffisamment les vibrisses de Baast pour ce soir. Alaia est très à l’aise avec le mensonge et pourrait parfaitement se dédouaner de ce qu’elle s’apprête à faire, mais s’emparer de l’olisbos en jade compliquerait inutilement la tâche. La dernière chose dont elle avait envie, c’était de risquer de ruiner sa réputation et celle de sa tutrice en commettant un vol chez un notable aussi prestigieux que Nebsen. C’était compter sans Them et son incroyable talent pour lui attirer des ennuis.</p>



<p>–  <em>J’ai rencontré un type. Un étranger. Avec des moyens, ça se voit. Il cherche à récupérer un bijou et il paye grassement pour ça.</em></p>



<p>–  <em>Le lien avec moi&nbsp;?</em></p>



<p>–  <em>Il ne veut pas de vagues. L’affaire doit être menée avec discrétion, par quelqu’un de subtil, avec des entrées un peu partout. Naturellement, j’ai tout de suite pensé à ma petite souris, qui a toutes les qualités requises.</em></p>



<p>Les mâchoires d’Alaia se serrent en repensant à sa conversation avec Them quelques nuits plus tôt. Ce salopard, qu’elle pensait sorti de sa vie depuis longtemps et avec un peu de chance parti pour la Pesée*, s’est rappelé à son bon souvenir, en pleine forme et toujours aussi tordu. Son ancien chef sait toujours quel levier activer pour contraindre les autres à lui obéir. Sans cela, aucune rémunération n’aurait pu la convaincre de s’impliquer dans cette affaire.</p>



<p>Alaia inspire profondément et expire pour se calmer. Elle déverrouille la porte, pénètre dans la pièce et referme derrière elle.</p>



<p>L’obscurité la surprend. Aucune fenêtre pour laisser passer un semblant de lumière. Alaia rouvre prudemment la porte, s’empare d’une lampe dans le couloir et y retourne.</p>



<p>Elle retient un sifflement admiratif en contemplant le spectacle qui s’offre à elle.</p>



<p>La salle est spacieuse, mais elle accueille tellement d’étagères, de tapisseries aux murs, de piédestaux ornés de sculptures, statuettes et vases qu’Alaia en a le tournis. C’est un capharnaüm dont chaque pièce vaut une fortune. Sur une étagère, Alaia aperçoit les autres olisbos dont parlait Héria. L’un d’eux est orné d’épines et ressemble davantage à un instrument de torture qu’à un objet dédié au plaisir. Aucun d’eux n’émane d’hekâ.</p>



<p>Alaia parcourt du regard les bustes aux faciès inconnus, sculptés dans un style différent de l’art Khemite. Elle s’émerveille devant les parures dignes de rois et de reines, ornée de pierres rares. Nebsen a du goût et sa collection dépasse largement les rumeurs dont elle fait l’objet. Alaia est bien en peine de dire d’où viennent ces objets – son seul voyage l’a amenée ici quand elle était enfant et elle ne garde aucun souvenir de son pays natal. Tout au plus quelques réminiscences dans ses rêves et ce que son imagination a inventé en écoutant les récits de sa mère.</p>



<p>Quelques bijoux émanent des bribes d’hekâ, qu’Alaia ne parvient pas à saisir. Sa spécialité est la magie rouge, qui coule naturellement dans ses veines. Elle n’a jamais reçu l’éducation d’un mage, malgré ses incessantes suppliques auprès de Djar, son «&nbsp;père adoptif&nbsp;». S’il a accepté et accueilli l’enfant d’Heduanna, qu’il a acquise à prix d’or à son arrivée à Djedou, il n’a jamais consenti à lui enseigner son art. <em>Les femmes ne sont pas faites pour ça</em>, se bornait-il à répondre.</p>



<p>Alaia sursaute quand sa lampe éclaire une silhouette au fond de la pièce. Heureusement, il s’agit d’un mannequin de bois, vêtu d’une ample robe d’un rouge si sombre qu’il paraît noir, brodée de symboles cunéiformes au fil d’or. Cette fois, Alaia identifie l’écriture. Sa mère a passé suffisamment de temps à lui enseigner la langue d’Akkad. <em>Un jour, tu rentreras chez toi</em>, lui répétait-elle. <em>Tu dois connaître ta langue et nos usages</em>.</p>



<p>Le mannequin arbore une coiffe qui évoque une couronne de cornes d’ivoire, un large ceinturon de bronze qui couvre le ventre et descend sur les hanches. Un masque d’or au sourire intimidant repose à l’emplacement du visage. Les inscriptions révèlent à Alaia qu’il s’agit d’une parure de prêtre, ou peut-être de prêtresse. Mais de qui&nbsp;? La devarah l’ignore. Peu importe, d’ailleurs. Autour du cou du mannequin, un collier orné d’éclats d’onyx et d’ivoire attire son attention. Au centre du bijou, un rubis de la taille de la paume de sa main émet un reflet chaud à la lumière de la lampe. La gemme est ronde, impeccablement polie et en son centre, son cœur violacé évoque une pupille fendue comme celle d’un chat.</p>



<p>–  <em>Le client a dit que nous identifierions aisément le rubis qu’il recherch</em>e, a dit Them. <em>Il n’y en a pas deux comme lui.</em></p>



<p>Aucune confusion possible, en effet. Est-ce seulement un rubis&nbsp;? Alaia n’a jamais vu une pierre comme celle-ci. Avant d’agir, Alaia examine la tenue et le mannequin. Elle ne perçoit aucun hekâ et ne voit pas trace d’un quelconque piège.</p>



<p>Son cœur bat si fort qu’elle peut presque l’entendre. Tout ceci est très loin derrière elle. Aujourd’hui, elle demeure auprès de Dame Nessato, dans le confort du temple d’Istara. Elle aimerait rentrer goûter à la douceur des bras de la belle Atrisis, qu’elle imagine endormie, inconsciente de ses activités nocturnes.</p>



<p><em>Si tu fais ça, pas de retour en arrière possible</em>, songe-t-elle. Mais Them ne lui a pas laissé beaucoup d’alternatives. </p>



<p>Elle peut encore s’en sortir sans trop d’ennuis. Il lui suffit de dérober le joyau, le dissimuler dans sa chevelure, retourner auprès de dame Héria, la laisser ranger l’olisbos et terminer la soirée comme si de rien n’était. Nebsen ne rentrera pas avant plusieurs semaines, personne ne remarquera la disparition du rubis. Et le jour venu, qui osera soupçonner une servante d’Istara&nbsp;?</p>



<p>Alaia inspire de profondes goulées d’air et s’apaise. Elle tend la main pour voir comment détacher le rubis du collier. Au contact de la gemme, la brûlure est si intense que le monde autour d’elle bascule dans les ténèbres.</p>



<p class="has-text-align-right"><a href="https://fantasy.aemarielle.com/fuite/" data-type="link" data-id="https://fantasy.aemarielle.com/fuite/">À suivre</a></p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="763" height="1024" src="https://fantasy.aemarielle.com/wp-content/uploads/2026/03/LCDN-04-BD-763x1024.jpg" alt="Une jeune femme vêtue de bijoux tend la main vers un objet qui émet de la lumière rouge." class="wp-image-601" srcset="https://fantasy.aemarielle.com/wp-content/uploads/2026/03/LCDN-04-BD-763x1024.jpg 763w, https://fantasy.aemarielle.com/wp-content/uploads/2026/03/LCDN-04-BD-480x644.jpg 480w" sizes="(min-width: 0px) and (max-width: 480px) 480px, (min-width: 481px) 763px, 100vw" /><figcaption class="wp-element-caption">Ai-je dessiné cette illustration sans relire la PREMIÈRE phrase de l'épisode où je dis qu'Alaia revêt ses atours ? Vous n'avez aucune preuve ! 😅 Je la redessinerai un de ces jours, en attendant, elle sera toute nue...</figcaption></figure>



<p>Le vocabulaire est expliqué <a href="https://fantasy.aemarielle.com/lexique/" data-type="post" data-id="499">dans le lexique</a> en cas de besoin</p>



<p><strong>Si tu aimes cette histoire jusqu'ici, tu peux :</strong></p>



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</ul>



<p></p>
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		<title>3. Magie rouge</title>
		<link>https://fantasy.aemarielle.com/magie-rouge/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Aemarielle]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 27 Mar 2026 16:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Les épisodes]]></category>
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					<description><![CDATA[Tu veux peut-être (re)lire l&#8217;épisode 2 avant d&#8217;attaquer celui-ci ? Héria revient rapidement, serrant contre elle l’objet de sa convoitise. Elle marque un temps d’arrêt pour contempler Alaia, qui s’est installée sur le flanc, cuisse relevée dans une pose aguichante. D’un mouvement machinal, la matrone caresse la hampe lisse et légèrement luisante sous la lumière [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Tu veux peut-être <a href="https://fantasy.aemarielle.com/secret-dame-heria/" data-type="post" data-id="555">(re)lire l'épisode 2</a> avant d'attaquer celui-ci ?</p>



<p>Héria revient rapidement, serrant contre elle l’objet de sa convoitise. Elle marque un temps d’arrêt pour contempler Alaia, qui s’est installée sur le flanc, cuisse relevée dans une pose aguichante. D’un mouvement machinal, la matrone caresse la hampe lisse et légèrement luisante sous la lumière tamisée de la chambre.</p>



<p>Alaia observe l’olisbos. Elle n’en a jamais vu de pareil ici. La pierre d’un vert tendre a été polie avec soin, et sa base plus épaisse semble couverte de gravures indéchiffrables. Le phallus en lui-même est sculpté à l’effigie d’une créature, mais Alaia ne parvient pas à l’identifier.</p>



<p>–  Je peux le voir de plus près&nbsp;? Demande-t-elle.</p>



<p>Héria la rejoint sur le lit et pose le jouet devant Alaia, presque cérémonieusement.</p>



<p>–  Prends garde à ne pas l’abîmer, c’est tout ce que je te demande. Nebsen en ferait un ictère.</p>



<p>Alaia soulève l’objet avec précaution. Le phallus est doté d’une courbure idéale. La créature sculptée en guise de membre viril ressemble à un crocodile du Nelos, mais sa tête, à l’emplacement du gland, est plus allongée, plus délicate. L’artisan à l’origine de cette merveille a pris soin de graver des écailles tout du long. La pierre est soyeuse sous ses doigts et de la chaleur en émane. La devarah est impressionnée. L’olisbos déborde d’hekâ&nbsp;: de la magie rouge, infusée par des mains expertes.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="741" height="1024" src="https://fantasy.aemarielle.com/wp-content/uploads/2026/03/olisbos-de-jade-LCDN-741x1024.jpg" alt="Un jouet sexuel en jade sculpté en forme de dragon de style asiatique." class="wp-image-613" title="L'olisbos de jade " srcset="https://fantasy.aemarielle.com/wp-content/uploads/2026/03/olisbos-de-jade-LCDN-741x1024.jpg 741w, https://fantasy.aemarielle.com/wp-content/uploads/2026/03/olisbos-de-jade-LCDN-480x664.jpg 480w" sizes="(min-width: 0px) and (max-width: 480px) 480px, (min-width: 481px) 741px, 100vw" /></figure>



<p>–  Incroyable, murmure-t-elle.</p>



<p>–  Je l’adore. Nebsen en a rapporté d’autres, chacun avec sa particularité. Certains sont terrifiants. Mais celui-ci, j’ignore pourquoi, je ne peux pas m’empêcher d’aller le chercher.</p>



<p>Alaia hoche la tête. L’hekâ que contient l’olisbos est un concentré de magie sexuelle. Pas étonnant qu’Héria, seule et négligée par son époux, soit une cible de choix pour ce séduisant reptile. Qui l’a conçu et dans quel but&nbsp;? Impossible à dire. Sous ses doigts, le reptile pulse, chauffe, supplie. Comme s’il percevait le feu en elle et le désirait ardemment. Une étincelle naît au creux des cuisses d’Alaia. Si seulement elle venait pour lui.</p>



<p>–  Caresse-toi, conseille-t-elle à Héria. Je me prépare et je m’occupe de toi.</p>



<p>Alaia chevauche l’olisbos et s’assied dessus, sous le regard fiévreux de la dame. Le membre glisse parfaitement en elle et tout de suite, l’hekâ lui envoie des ondes caressantes. Contre sa chair, les écailles la stimulent, donnent l’impression de s’animer. Une langue bifide se promène en elle. Alaia adapte le mouvement de ses hanches, s’empale un peu plus loin sur la hampe. D’abord, elle tente d’analyser le fonctionnement de l’objet, ses réactions, mais très vite, elle se laisse porter par le plaisir furieux que lui offre le reptile, elle tend les bras vers Héria qui l’observe avec fascination et l’étreint sauvagement. Toutes deux roulent sur le lit. Alaia laisse l’olisbos prendre le contrôle. Celui-ci fusionne avec sa chair, disparaît dans son ventre avant d’en émerger, turgescence verte et brillante sur son ventre cuivré. En elle, Alaia perçoit une présence, un appétit. Une manifestation d’hekâ rouge, du désir brut.</p>



<p>Héria se trouve allongée sous elle, le cœur battant, les cuisses relevées. Alaia la pénètre avec avidité. Elle se régale des gémissements, des cris de plaisir de la matrone qui l’appelle encore plus profondément en elle. La magie rouge surgit par vagues, emplit son sang, noie ses sens. Elle ne voit plus Héria. À la place, sous ses yeux, une femme à la beauté sauvage, aux yeux lumineux et aux crocs pointus l’observe en souriant. Sa chevelure enflammée s’étale autour d’elle, ses bras caressent ceux d’Alaia.</p>



<p>"<em>Pas trop, mon enfant. Tu ne veux pas la tuer.</em>"</p>



<p>La voix déclenche l’orgasme. Alaia laisse s’échapper l’hekâ dans un râle. Sous ses hanches, Héria n’est plus que soubresauts et ruades, avant que son corps ne lâche. Alaia s’effondre sur elle, trempée de sueur, avec l’impression que l’air se déforme sous la chaleur que dégage sa peau. Pendant quelques instants, elle distingue d’étranges motifs lumineux le long de ses doigts, qui remontent sur ses bras. Puis un voile tombe devant ses yeux.</p>



<p>Alaia rouvre les paupières et trouve Héria profondément endormie contre elle. L’olisbos repose sur les draps, aussi rutilant que s’il n’avait jamais été utilisé. La magie rouge flotte toujours dans l’air autour d’Alaia. Celle-ci se penche à l’oreille de la dame.</p>



<p>–  Tu dormiras jusqu’à mon retour, du sommeil le plus doux et le plus profond que tu aies connu.</p>



<p>Il faut quelques instants à Alaia pour recouvrer ses sens complets et l’usage de ses jambes, mais une fois remise, elle se sent étonnamment bien. Son esprit est parfaitement reposé, ses sens sont en éveil. Elle récupère la clé dérobée par Héria. Si toutes les pièces de la collection de Nebsen sont aussi précieuses que cet olisbos, rien d’étonnant à ce que Them l’ait chargée de la visiter.</p>



<p class="has-text-align-right"><a href="https://fantasy.aemarielle.com/collection-privee/" data-type="post" data-id="593">À suivre...</a></p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="768" height="1024" src="https://fantasy.aemarielle.com/wp-content/uploads/2026/03/03-768x1024.jpg" alt="Deux femmes nues sur un lit, en plein ébat. L'une d'elle est en extase, la tête et les bras dans le vide." class="wp-image-561" srcset="https://fantasy.aemarielle.com/wp-content/uploads/2026/03/03-768x1024.jpg 768w, https://fantasy.aemarielle.com/wp-content/uploads/2026/03/03-480x640.jpg 480w" sizes="(min-width: 0px) and (max-width: 480px) 480px, (min-width: 481px) 768px, 100vw" /></figure>



<p><strong>Notes de l'autrice : </strong></p>



<ul class="wp-block-list">
<li>En cas de doute sur le sens de certains mots, tu peux <a href="https://fantasy.aemarielle.com/lexique/" data-type="post" data-id="499">te référer au lexique ici</a>.</li>



<li>Tu as aimé ta lecture et tu veux m'encourager à publier cette histoire ? Tu peux <a href="https://www.aemarielle.com/offre-moi-un-café" data-type="link" data-id="https://www.aemarielle.com/offre-moi-un-café" target="_blank" rel="noreferrer noopener">m'offrir un café virtuel, c'est très apprécié</a>.</li>
</ul>



<p></p>
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		<item>
		<title>2. Le secret de dame Héria</title>
		<link>https://fantasy.aemarielle.com/secret-dame-heria/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Aemarielle]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 20 Mar 2026 16:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Les épisodes]]></category>
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					<description><![CDATA[Si tu as manqué le premier épisode, commence par là ! Elles sont à peine arrivées à l’étage qu’Héria colle Alaia contre le mur et l’embrasse, la respiration courte. Sa peau est brûlante, ses pupilles enfiévrées. Alaia accueille la langue vorace contre la sienne et se laisse posséder quelques instants, sa jambe gauche remontant le [&#8230;]]]></description>
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<p>Si tu as manqué le premier épisode, <a href="https://fantasy.aemarielle.com/soiree-mondaine/" data-type="post" data-id="497">commence par là</a> !</p>



<p>Elles sont à peine arrivées à l’étage qu’Héria colle Alaia contre le mur et l’embrasse, la respiration courte. Sa peau est brûlante, ses pupilles enfiévrées. Alaia accueille la langue vorace contre la sienne et se laisse posséder quelques instants, sa jambe gauche remontant le long de la cuisse d’Héria. Leurs souffles se mêlent dans un effluve de vins aux épices.</p>



<p>Le couloir est illuminé de bougies suspendues à intervalle régulier, qui éclairent des bustes sculptés, des armes et boucliers accrochés au mur, tout ce que Nebsen aime exposer à la vue de ses invités et des membres de sa famille.</p>



<p>La salle de séjour, en bas, foisonne de ces trophées de voyages. Mais tout ceci est du menu fretin, des babioles pour épater la galerie. Sa collection la plus précieuse n’est pas accessible au tout venant. Elle justifie l’emploi d’une garde privée pour surveiller la demeure nuit et jour. On n’y accède que par…</p>



<p>–  La chambre… grogne Héria en dessoudant ses lèvres de celles d’Alaia. Je n’y tiens plus.</p>



<p>La maîtresse de maison entraîne Alaia vers une porte en bois sombre gravée de vagues et de poissons. Tout dans cette maison est un hommage à la Grande Verte*, pensé par et pour Nebsen, constate la jeune femme. Elle n’a pas le temps d’y réfléchir davantage, Héria la pousse à l’intérieur de la pièce.</p>



<p>La musique venue d’en bas s’éteint lorsque la porte se referme. La chambre est spacieuse, fraîche et un délicat parfum émane d’une coupe de fleur séchées posée sur une table à côté de la couche du couple. Celle-ci est couverte de draps à la finesse incomparable et de coussins aux motifs floraux brodés au fil d’or. C’est sans doute le seul endroit qui évoque un tant soi peu les goût de dame Héria. Tout y est doux et accueillant, au contraire de ce qu’Alaia a vu du reste de la demeure, qui transpire le caractère austère et ombrageux de son propriétaire. Près du lit, une autre porte, fermée, celle-là.</p>



<p>–  Déshabille-moi, ordonne Héria.</p>



<p>Dans son ton, Alaia entend plus une supplique qu’une exigence. La femme a les jambes en coton et le ventre en liquéfaction. D’un geste habile, elle détache les fibules des épaules, laissant l’étoffe bleu-nuit glisser le long des seins lourds de la dame. Puis, elle libère sa taille, engoncée dans une large ceinture constituée de plaques d’or. Aussitôt, Héria retrouve une respiration plus profonde. La robe dégringole sur le tapis moelleux dans un doux froufrou.</p>



<p>Alaia admire l’harmonie entre les épaules rondes, le buste solide et les hanches généreuses de la dame. Elle caresse avec respect le ventre légèrement distendu, s’agenouille devant lui et l’embrasse.</p>



<p>–  Istara t’a bénie, tu es magnifique, murmure-t-elle.</p>



<p>La femme passe ses mains dans ses tresses rousses et retire le peigne rehaussé d’un disque d’or qui en retient une partie en chignon. Alaia sent sa chevelure cascader le long de son dos.</p>



<p>–  Et toi, tu as une chevelure incroyable. J’ai toujours cru que tu portais une perruque.</p>



<p>La plupart des hommes et femmes riches portent des perruques ou des extensions capillaires. Les cheveux sont une marque de beauté et d’élégance en <em>Khem*</em>, tous genres confondus. Nessato, la maîtresse d’Alaia, l’a prise sous son aile en échange d’une bonne longueur de ses boucles roux foncé. Paradoxalement, tout le monde s’arrache les perruques rousses, mais peu de gens ont vraiment envie de l’être. Les <em>décherchéni*</em> suscitent la convoitise des serviteurs de Satekh* et personne ne souhaite finir sous une lame sacrificielle. Alaia se contente de poser un doigt sur ses lèvres, immédiatement compris par Héria.</p>



<p>–  Je ne dirai rien, promis. Descends, maintenant.</p>



<p>Ses mains se font pressantes sur le crâne d’Alaia, qui glisse son visage entre les cuisses de la dame. Son sexe est nu, odorant, et Alaia en goûte rapidement l’humidité, abondante et salée. Héria gémit et appuie encore un peu plus fort sur le crâne d’Alaia. Celle-ci glisse sa langue un peu plus avant, à la recherche d’un point précis qui n’est sans doute pas souvent exploré par son époux soi-disant aventurier. Les jambes d’Héria faiblissent sur leurs appuis quand Alaia le trouve et le réveille. La devarah maintient les cuisses de son amante pour la stabiliser et poursuit son œuvre. De temps en temps, elle lève les yeux vers le visage d’Héria, mais celle-ci penche la tête en arrière et exprime son plaisir sans retenue.</p>



<p>–  Sur le lit, halète-t-elle bientôt.</p>



<p>Les deux femmes s’installent sur la couche confortable. Les draps sont doux et parfumés, Alaia a envie de s’y glisser, mais elle doit rester concentrée sur sa tâche. Elle retire son gorgerin de perles et d’or, se déleste de son pagne et de ses sandales. Héria retire un lourd collier de lapis-lazuli et le laisse tomber sur le tapis comme s’il s’agissait d’une breloque sans importance.</p>



<p>–  Attention, chuchote Alaia.</p>



<p>–  Ne t’inquiète pas, répond Héria, si je veux des bijoux, je n’ai qu’à me servir dans la collection de Nebsen.</p>



<p>–  Il paraît qu’il possède des parures venues de bien au-delà de la Grande Verte, badine Alaia en picorant les seins d’Héria de baisers.</p>



<p>–  Hmmm, et bien d’autres choses aussi…</p>



<p>Quelque chose dans la voix de la dame pique la curiosité d’Alaia.</p>



<p>–  De quoi parles-tu&nbsp;?</p>



<p>–  Reprends ton œuvre et je te le dirai peut-être, la taquine Héria.</p>



<p>Amusée et un peu excitée, Alaia écarte les cuisses généreuses et, installée plus confortablement, utilise les techniques de torture istariennes les plus élaborées pour faire monter le plaisir chez sa cliente. Elle caresse, mordille, joue, impose des changements de rythme, laisse l’hekâ passer de sa langue au clitoris d’Héria. Celle-ci est cambrée, les bras en arrière, le visage dissimulé sous les boucles de sa perruque.</p>



<p>–  Il a rapporté des olisbos* d’un voyage au Khitan*, finit-elle par avouer dans un râle.</p>



<p>–  Des olisbos&nbsp;? Ton époux&nbsp;? s’étonne Alaia en marquant une pause. Il ne semble pas du genre à utiliser ce genre d’objets.</p>



<p>–  Non, mais il ne peut pas s’empêcher de les collectionner. Il en a rapporté un en jade, un objet magnifique. Quand je l’ai vu, j’ai eu envie de le toucher, de le manipuler, mais Nebsen s’est contenté de l’enfermer avec le reste.</p>



<p>Elle se redresse, une expression d’enfant comploteuse sur le visage.</p>



<p>–  Je l’ai utilisé quand même, confesse-t-elle.</p>



<p>Alaia se compose une expression stoïque, mais l’excitation monte inexorablement. Istara est avec elle, on dirait. Et peut-être aussi Baast, dame la chance.</p>



<p>–  Vilaine, murmure Alaia en glissant un doigt dans le vagin d’Héria.</p>



<p>Ses phalanges y pénètrent sans résistance tant la dame est prête. Cuite à point.</p>



<p>–  Je pourrais l’utiliser sur toi, susurre-t-elle en insérant un deuxième doigt dans l’orifice. Je suis experte dans le maniement des olisbos.</p>



<p>Les yeux d’Héria s’agrandissent. Elle s’imagine déjà en situation, pénétrée par un objet manié par une devarah. Elle se dégage en douceur de l’attaque sournoise d’Alaia, se lève et se dirige vers un bureau muni de nombreux rangements et tiroirs. D’un geste, elle retire une épingle de ses cheveux et la glisse dans la serrure de l’un d’eux. Alaia se redresse, incrédule. Dame Héria, en train de crocheter. <em>On aura tout vu</em>.</p>



<p>L’opération prend un moment – Héria n’a pas été formée par la <em>Confrérie</em>* – durant lequel Alaia meurt d’envie de lui arracher l’outil des mains pour la remplacer, mais elle finit par ouvrir le tiroir, triomphante et en sort une clé.</p>



<p>–  Tu te livres souvent à ce genre d’activités&nbsp;? s’enquiert Alaia en s’étirant comme un chat sur les draps chauds.</p>



<p>–  Non, pas si souvent, ment la dame sans y mettre beaucoup d’effort.</p>



<p>–  Et où va cette clé&nbsp;?</p>



<p>Sur le visage d’Héria se dessine un sourire.</p>



<p>–  Là où Nebsen garde ses petites affaires. Attends-moi, je reviens.</p>



<p>Nue comme un ver, Héria ouvre la porte à côté du lit et s’éclipse. Alaia attend quelques instants et entrouvre à son tour la porte. La dame disparaît dans une pièce au bout d’un couloir étroit. <em>Merci Baast</em> !</p>



<p>Alaia sait désormais où se trouve la collection privée de Nebsen. Reste à s’y rendre, seule de préférence.</p>



<p class="has-text-align-right"><a href="https://fantasy.aemarielle.com/magie-rouge/">À suivre</a></p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="768" height="1024" src="https://fantasy.aemarielle.com/wp-content/uploads/2026/03/2.LCDN_-768x1024.jpg" alt="Un couple de femmes agenouillées sur un lit. La plus jeune caresse le corps de la plus âgée, qui pose une main sur son crâne." class="wp-image-556" srcset="https://fantasy.aemarielle.com/wp-content/uploads/2026/03/2.LCDN_-768x1024.jpg 768w, https://fantasy.aemarielle.com/wp-content/uploads/2026/03/2.LCDN_-480x640.jpg 480w" sizes="(min-width: 0px) and (max-width: 480px) 480px, (min-width: 481px) 768px, 100vw" /></figure>



<p><strong>Notes de l'autrice</strong>:</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>J'ai ajouté <a href="https://fantasy.aemarielle.com/lexique/" data-type="post" data-id="499">la définition de certains mots</a> précédés d'une étoile en cas de besoin</li>
</ul>



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		<title>1. Soirée mondaine</title>
		<link>https://fantasy.aemarielle.com/soiree-mondaine/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Aemarielle]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 13 Mar 2026 16:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Les épisodes]]></category>
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					<description><![CDATA[Le rythme de la musique ralentit, l&#8217;intensité des notes des flûtes et baïnits* diminue. Les musiciens accompagnent les derniers pas d’Alaia, qui, sur la grande table, surplombe les invités. La danse s&#8217;achève. Alaia sait exactement où se placer pour que les braseros magnifient sa peau cuivrée rehaussée de poudre d’or. Elle sait à quel endroit [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Le rythme de la musique ralentit, l'intensité des notes des flûtes et <em>baïnit</em><em>s</em><em>*</em> diminue. Les musiciens accompagnent les derniers pas d’Alaia, qui, sur la grande table, surplombe les invités.</p>



<p>La danse s'achève.</p>



<p>Alaia sait exactement où se placer pour que les braseros magnifient sa peau cuivrée rehaussée de poudre d’or. Elle sait à quel endroit se laisser tomber, en total abandon, ses tresses rousses éparses autour d’elle. Pendant quelques instants, seul le silence caresse son corps désormais immobile, figé dans un pont arrière à la lascivité parfaitement étudiée. Enfin le public sort de sa transe et acclame la danseuse. Alaia se redresse, à genoux sur la table, et gratifie l’assistance de son plus beau sourire en reprenant son souffle.</p>



<p>Les applaudissements sont discrets, retenus, mais sincères. Dans la maison de Maître Nebsen, on se garde de pousser des cris ou d'émettre des sifflements appréciateurs. Ce genre de comportement est digne de la plèbe qui s'entasse dans les bouges de la Ruche, pas du gratin trié sur le volet invité aux soirées organisées par l’épouse d’un des marchands les plus riches et puissant de la cité.</p>



<p>Dame Héria se lève et applaudit à tout rompre. Dans sa robe d’un bleu profond rehaussée de plumes de paon et sertie de pierreries, elle ressemble à une reine entourée de sa cour. Les joues empourprées par le vin et l’excitation du spectacle, elle tend une main alourdie de bagues en direction d’Alaia.</p>



<p>–  Ma chère, tu nous honores, approche, viens t’asseoir à côté de moi.</p>



<p>Alaia hoche la tête sous le compliment et se relève avec grâce. Les invités les plus proches semblent suspendus au moindre de ses mouvements et la <em>devarah</em><em>*</em> compte bien en jouer. Sur son passage, elle effleure des mentons tendus vers elle, caresse un front luisant de sueur, cultive une lenteur suave avant de se laisser glisser dans le siège tout proche de dame Héria, qui n’a pas perdu une miette de sa démonstration. Alaia perçoit l’accélération des battements de cœur autour d’elle, l’élévation de la température des corps.</p>



<p>–  Eh bien, jamais je n’aurais deviné une telle fougue en te voyant, d’ordinaire si réservée, aux côtés de ta maîtresse, avoue Héria, qui agite un éventail en plumes d’autruche pour se redonner une contenance.</p>



<p>–  Je suis ravie de t’avoir surprise, <em>mahila</em><em>*</em>. En bien, j’espère.</p>



<p>La dame glousse dans son siège et se fait resservir à boire. Les serviteurs de la maison courent à travers la salle pour remplir les coupes d’un public aux sens échauffés.</p>



<p>Alaia sourit, espérant au fond d’elle n’avoir pas exagéré. Le feu qui coule dans ses veines est sa prérogative de devarah. Elle est une disciple d’Istara, déesse de l’amour et de la sexualité. Puisque ces gens s’enorgueillissent d’accueillir une <em>istarienne</em>* sous leur toit, Alaia compte leur en donner pour leur or, dont personne ne manque à cette table.</p>



<p>Mais sa cible principale ce soir, c’est dame Héria, qui s’ennuie en l’absence de son époux et organise les plus belles soirées pour se divertir.</p>



<p>Alaia boit une gorgée de vin, juste pour humecter ses lèvres et les teinter de rouge.</p>



<p>–  Tous ces gens t’admirent, mahila. Ils rêvent d’être à ta place&nbsp;: intelligente, fortunée et désirable entre toutes.</p>



<p>Les iris sombres de la dame se posent sur ceux d’Alaia.</p>



<p>–  Tu me trouves désirable&nbsp;? Moi, à mon âge&nbsp;?</p>



<p>–  L’âge n’éteint pas le charme. Certaines istariennes t’envient, je t’assure.</p>



<p>Alaia n’a pas besoin de forcer le trait. Héria approche de la cinquantaine et sa silhouette accuse les effets de quelques grossesses, mais la dame prend soin d’elle et a largement les moyens de préserver son allure. Le compliment la touche, elle qu’Alaia devine triste et délaissée par un époux plus amoureux de la mer que d’elle.</p>



<p>La devarah pose délicatement sa main sur celle d’Héria et laisse son <em>h</em><em>e</em><em>kâ</em><em>*</em> circuler lentement à travers la peau pâle, remonter le long des veines et se diffuser en douceur, du cœur jusqu’à l’aine de la matrone. Celle-ci déguste son vin tout en observant ses invités dont la retenue commence à s’effacer. La nourriture, déplacée le temps de la danse, est de retour et chacun se jette avec appétit sur les cuisses de pintade, les légumes enrobés de miel, les lentilles bouillies au lait de coco et le vin, qui coule en abondance. Ici, une femme laisse son voisin lui lécher les doigts pour en ôter les sucs de viande&nbsp;; là un jeune homme a disparu sous la table, guidé par la main impérieuse de son maître. Un peu plus loin, les hommes de la garde privée de Nebsen se regardent, ne sachant comment réagir. Après un rapide conciliabule, l’un d’eux s’approche de Dame Héria et se penche vers elle.</p>



<p>–  Mahila, est-ce que tout va bien&nbsp;? Vous savez ce que le maître a dit au sujet des soirées…</p>



<p>Nebsen est un marin, un voyageur insatiable, un collectionneur d’art et un érudit. Il voit d’un mauvais œil les élans sensuels et les rumeurs rapportent les nombreuses disputes du couple au sujet des soirées délurées organisées chez lui pendant ses déplacements.</p>



<p>Sous sa paume, Alaia devine la tension qui augmente, le sang qui s’échauffe. Héria foudroie le garde du regard. Ses yeux sombres, fardés de noirs, sont deux charbons ardents posés sur l’importun.</p>



<p>–  Faites votre travail, surveillez la maison. Mes invités s’amusent comme bon leur semble et moi aussi. Si Nebsen y trouve à redire, il n’avait qu’à être à mes côtés.</p>



<p>Piteux, le garde s’incline, retourne auprès de ses hommes et les envoie surveiller l’extérieur.</p>



<p>–  Veux-tu du plaisir, mahila&nbsp;? demande Alaia.</p>



<p>–  Pas ici, répond Héria d’une voix blanche.</p>



<p>Tout son corps est en feu, la devarah le sait. Seule son image et celle de Nebsen la retiennent de s’abandonner, les jambes ouvertes sur son siège, devant tout le monde.</p>



<p>–  Laissons tes invités un moment, dans ce cas, suggère Alaia. Ta chambre sera plus confortable.</p>



<p>Elle n’a presque pas besoin d’utiliser davantage son hekâ. Héria est un nœud de frustrations, de désirs inassouvis et de rébellion réprimée. Sans un mot, la femme se lève, suivie de près par Alaia.</p>



<p>Héria claque dans ses mains en direction des musiciens, qui recommencent à jouer. Leur mélodie est au diapason de l’atmosphère de la pièce, chaloupée et hypnotique. Alaia embrasse une dernière fois la salle du regard avec satisfaction. Personne ne se souciera de ce qu’il se passe là-haut.</p>



<p class="has-text-align-right"><a href="https://fantasy.aemarielle.com/secret-dame-heria/" data-type="post" data-id="555">À suivre..</a>.</p>



<p><strong>Notes de l'autrice : </strong></p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Les mots accompagnés d'une * sont expliqués <a href="https://fantasy.aemarielle.com/lexique/" data-type="post" data-id="499">dans la section lexique</a> en cas de besoin.</li>



<li>Cet épisode t'a plu ? Si tu veux soutenir le projet et m'encourager à écrire, tu peux <a href="https://www.aemarielle.com/produit/offre-moi-un-cafe/" data-type="link" data-id="https://www.aemarielle.com/produit/offre-moi-un-cafe/">m'offrir un bon café</a> !</li>
</ul>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="749" height="1024" src="https://fantasy.aemarielle.com/wp-content/uploads/2026/03/01-BD-749x1024.jpg" alt="Une danseuse vêtue de bijoux et soieries en pleine représentation devant un public fasciné. Dans le fond, une fresque maritime façon mosaïque." class="wp-image-553" srcset="https://fantasy.aemarielle.com/wp-content/uploads/2026/03/01-BD-749x1024.jpg 749w, https://fantasy.aemarielle.com/wp-content/uploads/2026/03/01-BD-480x657.jpg 480w" sizes="(min-width: 0px) and (max-width: 480px) 480px, (min-width: 481px) 749px, 100vw" /></figure>
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		<title>Lexique</title>
		<link>https://fantasy.aemarielle.com/lexique/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Aemarielle]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 19 Feb 2026 16:16:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[L'univers de la série]]></category>
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					<description><![CDATA[Je fais mon possible pour donner du contexte aux mots propres à l&#8217;univers que j&#8217;utilise, mais en cas de doute, le lexique est là. Je le complèterai au fil des épisodes.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Je fais mon possible pour donner du contexte aux mots propres à l'univers que j'utilise, mais en cas de doute, le lexique est là. Je le complèterai au fil des épisodes.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Baast </strong>: déesse à tête de chat, dame de la chance et de l'audace</li>



<li><strong>Baïnit : </strong>nom masculin - instrument à cordes populaire en Khem, évoquant un genre de luth.</li>



<li><strong>Confrérie</strong> <strong>(la)</strong> : pègre locale</li>



<li><strong>Décherchéni : </strong>Désigne les personnes aux cheveux roux.</li>



<li><strong>Devarah</strong> : enchanteresse touchée par la grâce d'Istara et capable d'utiliser naturellement la magie rouge, courant de la séduction et du charme.</li>



<li><strong>Grande Verte :</strong> le nom donné à la mer qui borde le royaume de Khem</li>



<li><strong>Hekâ </strong>: énergie magique qui permet de lancer des sortilèges ou d'exécuter des rituels.</li>



<li><strong>Istara</strong>: déesse de l'amour, de la sexualité et de la guerre.</li>



<li><strong>Istarien•ne</strong> : adepte de la déesse Istara.</li>



<li><strong>Khem :</strong> nom donné au royaume où vit Alaia. </li>



<li><strong>Khitan :</strong> mystérieuse contrée de l'est lointain</li>



<li><strong>Mahila (mahil au masculin)</strong> : titre donné aux personnes de plus haut rang que soi. Équivalent de maître ou maîtresse.</li>



<li><strong>Olisbos:</strong> objet sculpté en forme de sexe masculin érigé</li>



<li><strong>Satekh :</strong> souverain du panthéon de Khem, maître des éléments, en particulier des tempêtes du désert</li>
</ul>
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