Oh ! Avant de commencer, as-tu lu l'épisode 13 ? Il paraît qu'il est bien.
Les premiers éclats de l’aube traversent les rideaux de lin de la chambre. Étendu dans la couche tiède, Taleb laisse son esprit divaguer dans un demi sommeil, pendant qu’une langue experte danse le long de sa verge. Sa main glisse sous le drap et caresse le crâne aux cheveux courts avec tendresse. Un rire étouffé monte et des quenottes exercent une légère pression sur le membre érigé.
Le capitaine savoure la douce morsure, frissonne au contact de doigts aventureux qui se faufilent entre ses fesses et les écartent. La langue descend et stimule son anus, y laissant suffisamment de salive pour la suite du jeu.
Taleb pose ses yeux au plafond et, le souffle court, guette la pénétration. Un index espiègle se glisse en lui, tout doucement. L’homme retient un gémissement.
On frappe à la porte. Sous les draps, la silhouette se fige. Taleb se dégage et se redresse sur la couche.
– Tu attends quelqu’un ? s’enquiert-il.
La voix de Karnarin s’élève derrière la porte.
– Mahila ? Désolé de t’importuner, c’est urgent.
Le regard noir, Nessato émerge du drap et contemple la porte. Taleb ne peut s’empêcher d’admirer son amante, tout en courbes et en fureur contenue.
– Il vaudrait mieux que quelqu’un soit mort, s’agace Nessato.
– Ne dis pas ça, tempère Taleb.
– Entre, ordonne-t-elle.
Le serviteur entre, les yeux baissés et la mine penaude.
– Mahila, des gens sont venus chercher le capitaine.
Taleb lève les yeux au ciel. Son érection décline sous le poids des responsabilités.
– Le devoir m’appelle, je suis navré.
– Qu’est-ce qui peut justifier qu’on te réveille aussi tôt ?
Taleb sourit et pose un baiser sur les lèvres de sa belle. Puis il se lève avec lenteur pour lui laisser le temps d’observer son dos et ses fesses musclés avant de récupérer sa tunique abandonnée au sol la veille au soir. La présence du serviteur dans la pièce ne le dérange pas le moins du monde. Karnarin veille sur Nessato depuis des années et Taleb le considère comme un ami.
Pendant qu’il boucle son ceinturon à l’effigie de l’aigle, symbole de Djedou, Taleb remarque un pli inquiet entre les yeux du serviteur.
– Tout va bien, Karnarin ? Tu fais une drôle de tête.
– Ce n’est sans doute rien, capitaine.
Il se tourne vers Nessato qui boude toujours.
– Alaia n’est pas dans sa chambre. Je crois qu’elle n’est pas rentrée de la soirée chez Nebsen.
D’un bond, Nessato se lève et enfile une robe.
– Que dis-tu ? Comment ça, elle n’est pas rentrée. Héria devait la faire raccompagner. Tu as cherché partout ? Elle est peut-être aux étuves.
– Pas encore, Mahila, mais je crois que justement…
Rhabillé de pied en cap, Taleb quitte la chambre et rejoint le séjour, où Karnarin a dû faire patienter ses hommes. Ils sont deux, debout au milieu de la pièce, leur présence grossière jurant avec la décoration élégante choisie par Nessato.
– Capitaine, annonce l’un d’eux, tu es attendu de toute urgence à la maison du seigneur Nebsen. Il y a eu un problème durant sa soirée et dame Héria ne veut en parler qu’avec toi.
– Chez Nebsen ? souffle Nessato dans le dos de Taleb. Qu’est-il arrivé, au juste ? Où est Alaia ?
À suivre...
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