Chapitre 4

 

Debout au milieu de la chambre, nu comme au jour de sa naissance, Aenar se laissait hypnotiser par les élégantes volutes de fumée odorante issue du brûleur à encens posé à même le plancher, non loin de sa couche. Paupières mi-closes, il suivait leur danse du regard, pendant que la prostituée dont il avait payé la compagnie promenait le long de son corps des serviettes chaudes imbibées d’eau citronnée. Le guerrier pouvait admirer à loisir les formes élancées de Toui, aussi dévêtue que lui, en caressant d’une main curieuse sa peau cannelle, lisse comme la soie.

Par Freyia ! Quel bonheur de profiter d’un moment de détente et de soins après des mois passés en mer !

Aenar n’éprouvait aucune honte à dépenser son or durement gagné pour ce que d’autres considéraient comme des futilités féminines. Là d’où il venait, les guerriers choyaient de leur corps en s’immergeant dans les nombreuses sources chaudes nées des forges du peuple Nain. Et se laver avant de passer la nuit avec une femme lui paraissait la moindre des courtoisies. La plupart des malheureuses restées en bas avec les marins de tous horizons devraient se contenter des odeurs de crasse, de sueur et de l’haleine fétide de leurs clients…

Toui s’estimait-elle chanceuse ? Le guerrier n’aurait su le dire tant la jeune femme se montrait taciturne. Elle affichait un sourire serein sur les lèvres pendant qu’elle procédait à la toilette complète de son partenaire du soir, mais Aenar ne discernait pas s’il s’agissait d’une façade ou d’un plaisir sincère. « Depuis quand ça t’intéresse ? » aurait raillé Hrolf s’il avait été présent. C’était pourtant le cas. Quand il était question de femmes, Aenar gambergeait énormément. Même sans connaître celle-ci ni nourrir pour elle davantage qu’un désir bouillonnant, son appréciation importait. Comment jouir dans les bras d’une personne qui n’éprouvait que répulsion pour lui ?

Après lui avoir lavé les pieds, la prostituée remonta le long des jambes à la musculature nerveuse d’Aenar. Ses doigts jouèrent avec la pilosité blonde de ses mollets ; son sourire s’épanouit, elle leva des yeux pétillants de gaieté vers le guerrier.

— Tu es doré de partout, s’extasia-t-elle.

Aenar comprit la remarque de Toui en dépit de son accent marqué et laissa échapper un rire tonitruant, qui s’étrangla aussitôt que la main de la jeune femme atteignit la toison drue de son entre-jambes. S’armant d’une serviette propre, elle nettoya l’aine, puis le phallus, lequel ne tarda pas à s’épanouir sous la caresse, avant de s’aventurer sur ses bourses. Troublé, le colosse retint son souffle. Ses joues s’échauffèrent par anticipation, puis s’empourprèrent pour de bon quand la langue de Toui goûta le membre emprisonné dans le tissu tiède.

— Hmmm, murmura-t-elle, tu sens bon à présent. Tu as le goût du citron.

Abandonnant la serviette, elle accueillit le sexe d’Aenar dans sa bouche avec gourmandise. L’homme du Nord se raidit, les muscles de sa colonne frémirent. Il demeura immobile, le souffle court, les mains plaquées contre ses cuisses, savourant les mouvements de langue de Toui le long de sa verge gorgée d’excitation.

Elle désigna la couche d’un geste du menton. Hypnotisé, Aenar s’étendit sur le dos, guettant l’instant où Toui l’enfourcherait avec passion. La jeune femme n’en fit rien. Tout à son ouvrage, elle écarta doucement les cuisses de son partenaire pour accéder à son intimité la plus intouchée, qu’elle palpa de la pulpe de son index, ses prunelles à l’affût de la réaction d’Aenar.

D’abord stupéfait par cette intrusion inédite, Aenar se cambra, la gorge nouée par un gémissement de surprise. Toui se tendit comme un animal aux abois.

— Tout va bien, le rassura-t-elle, si tu n’aimes pas, j’arrête.

— C’est quoi, ça ?

— Un préliminaire, j’ai appris ça au temple d’Ishtar.

La mention d’Ishtar réveilla la curiosité naturelle d’Aenar. Le souvenir du parfum de Nahili emplit ses narines, se mêlant aux effluves d’agrumes sur sa peau, il s’appuya sur ses coudes pour observer Toui.

— Continue, souffla-t-il.

Soulagée, la prostituée acquiesça, les joues roses de plaisir. Manifestement, trouver un client ouvert à ses expériences la ravissait. Elle fit jouer son doigt contre l’anus tendre, le massant affectueusement tandis que de sa bouche, elle stimulait le sexe tendu à l’extrême, menant Aenar à un niveau d’excitation douloureux. Il sentit l’index de Toui s’immiscer dans son orifice et y effectuer de douces palpations.

Si les gars te voyaient…

Loin d’éteindre son émoi, cette pensée l’attisa. La chambre tourna autour de lui, une onde parcourut son corps des orteils à la racine de ses cheveux, des à-coups traversèrent son phallus et sa semence s’échappa en secousses libératrices. Toui s’écarta, ses petits seins bruns maculés de perles d’albâtre.

Encore étourdi de plaisir, Aenar tomba en arrière sur la couche. Après s’être essuyée dans une des serviettes humides, Toui le rejoignit et lui prodigua un massage du torse et du ventre.

— Ça t’a plu ?

Pour toute réponse, Aenar effleura d’une main alanguie la joue de Toui.

Kemet, tu m’avais manqué, se réjouit-il intérieurement.

*

Après l’amour, Aenar aimait rester étendu, immobile, à l’écoute des sensations que lui transmettait son corps. Son esprit vagabondait, délesté de toute pensée parasite, ses jambes cotonneuses lui intimaient de profiter de cet instant d’oisiveté. Il s’étira dans les draps, écartant les orteils avec délice. Du regard, il suivit le tracé des tatouages serpentins qui parcouraient ses biceps pour se lover sur ses pectoraux. Même eux paraissaient moins agressifs. Il prit une profonde inspiration. La minuscule chambre exhalait la sueur et la cire parfumée. À côté de lui, Toui se redressa sur la couche et désigna une cruche en terre cuite.

— Vin ? Bière ? demanda-t-elle.

— Vin orge, pour deux. 

Toui sourit. Même après leurs ébats, – qui avaient repris une fois Aenar remis de son expérience – le guerrier ne discernait pas si elle se réjouissait sincèrement de sa compagnie ; en tout cas, elle se donnait du mal pour le lui laisser croire. Les filles de la Maison des Voyageurs étaient bien élevées et prenaient soin des clients. Surtout ceux capables de se payer l’unique chambre individuelle de l‘établissement. Toui se leva, dissimula sa nudité sous sa robe plissée et sortit, sa cruche à la main. Au passage, elle chassa gentiment le chat de la maison, étalé de tout son long sur le seuil.

Le temps qu’elle ouvre et ferme la porte, Aenar entendit la musique montant de la salle principale et le brouhaha des conversations. La fête battait son plein, une troupe d’artistes venue de la Ruche animait la soirée. Aenar soupira, cala sa tête sous ses bras, lorgna rapidement ses affaires entassées dans un coin. D’ici peu, il reprendrait la mer vers d’autres horizons, au bon vouloir de Hrolf. Djedou lui manquerait quelques jours. Cette ville se montrait accueillante, si on ne tenait pas compte des voleurs. Aenar se remémora la nuit précédente au port. Entre l’attaque des bandits qui convoitaient sa bourse, la rencontre avec la fillette – qu’elle lui pardonne son mensonge – et la récompense offerte par la sublime Ishtarienne en échange de la pierre, il avait vécu une soirée particulièrement intrigante. Si la Maison des Voyageurs lui octroyait un cocon douillet le temps de l’escale, il devait rester prudent. Le port de Djedou était un coupe-gorge infesté par la Confrérie, la pègre du coin. Trois de ses membres morts risquaient d’attirer l’attention.

À cette idée, Aenar vérifia du coin de l’œil que Skaering était toujours à sa place derrière son sac. Il aimait savoir sa hache à portée de main, même dans un endroit aussi paisible que la Maison des Voyageurs. Si la Confrérie décidait de venger de la perte de ses hommes, il serait prêt ! 

La porte s’ouvrit doucement, laissant la silhouette svelte de Toui se dessiner dans la lumière vacillante d’une lampe à huile. Elle se faufila dans la pièce, son cruchon rempli de vin serré contre elle. Aenar se redressa et frappa dans ses mains avec enthousiasme, rien de tel qu’un bon vin pour le ragaillardir. Il tapota la place à ses côtés.

— Viens là. 

Toui n’obtempéra pas immédiatement. Elle posa son butin, laissa glisser sa robe au sol et gratifia Aenar d’un sourire plus mutin qu’en début de soirée. Puis elle s’empara de la cruche, la porta à ses lèvres et avala d’un trait une grande rasade d’alcool, qui dégoulina le long de son menton, sur ses seins menus et son ventre.

Aenar haussa les sourcils. À quoi jouait-elle ? Escomptait-elle une troisième manche ? Le colosse leva les yeux au ciel, incapable de brandir son étendard. Ses paupières se fermaient toutes seules. Et voici que, nue et couverte de liquide vermillon, Toui se mit à danser lentement dans la pièce, jouant avec son collier de breloques, pourléchant ses doigts avec une impudeur désarmante. L’excitation aiguillonna l’entrecuisse d’Aenar jusqu’à la douleur.

Au temps pour le vin, songea-t-il.

— Viens, répéta-t-il.

— On dirait que tu es pleinement réveillé, répondit-elle dans un petit rire.

— Tu sais y faire… (Il s’interrompit aussi sec.) Depuis quand tu parles ma langue, toi ? 

Toui cessa de danser et s’approcha d’Aenar, le buste encore poisseux de nectar. Elle se pencha vers lui, les iris luisants, aussi séduisante qu’effrayante et sans qu’il puisse s’y opposer, elle l’embrassa à pleine bouche, diffusant une saveur ferreuse et salée – bien différente de celle du vin – sur la langue de son amant. Aenar tenta de repousser la jeune femme, sans succès. Ses bras minces l’emprisonnèrent plus solidement que des entraves de métal. C’était impossible ! Elle était minuscule et pourtant, du haut de ses six pieds, il ne parvenait pas à lui faire lâcher prise.

Du sang chaud coula dans sa gorge, il crut vomir, mais rien ne vint. Toui cessa son baiser immonde, mais garda son front collé contre celui d’Aenar.

— Je m’appelle Ereshkidal, murmura-t-elle. Je suis ici pour t’aider, Aenar de la contrée des glaces.

— Quoi ?

— Nous manquons de temps pour bavarder ce soir. Tu as éveillé la curiosité d’Hetephros, un redoutable sorcier, tu dois te mettre à l’abri.

— Mais bien sûr ! Tu viens m’aider, tu me fais boire du sang au lieu de mon vin et tu parles couramment ma langue ! Qui es-tu, catin ? Une espionne de la Confrérie venue me piéger ? 

La main de Toui descendit vers les parties intimes d’Aenar. Il déglutit en sentant non plus des ongles, mais de longues griffes se promener le long de son membre.

— Ne perdons pas de temps, Aenar. Tu n’as pas la moindre idée du nombre aberrant de bêtises que tu as commises en une soirée. Merikara œuvre au nom de ma mère, elle m’a invoquée pour te protéger, je n’accepterai aucune résistance de ta part.

— Merikara ? L’ishtarienne ? Mais de quoi tu causes, bon sang ? 

Elle se dégagea brusquement, s’empara du pagne d’Aenar et le lui jeta au visage. Sans réfléchir, il le ceignit autour de ses hanches en toute hâte. Quelque chose de sombre lui remuait les tripes. En bas, la fête battait son plein, les marins chantaient à tue-tête au rythme des percussions. Le sol vibrait sous les coups de pieds enthousiastes.

— Arrête de lambiner ! le pressa Toui en soulevant le lourd sac de cuir d’Aenar comme s’il ne pesait rien.

Personne ne touche mes affaires !

Aenar se dressa, prêt à saisir l’arrogante serveuse par la gorge, quand son instinct attira son regard vers la porte. À peine distingua-t-il le mouvement dans l’embrasure que celle-ci s’ouvrit à la volée et une femme pénétra dans la chambre. Trapue et musclée, équipée d’une chaîne ornée de pointes, elle arborait sur le haut du visage un masque d’or à l’effigie d’une tête de chien. Sa tenue se résumait à quelques lanières de cuir sur une tunique sombre. De lourdes tresses brunes dansaient comme des serpents autour de son crâne. Elle fit tourner son arme et la projeta en direction d’Aenar, qui roula sur la couche, la main tendue vers sa hache.

— Par les Enfers d’Hel !

Il levait Skaering au moment où la chaîne s’abattait de nouveau sur lui. Les maillons s’enroulèrent autour de la lame, une des pointes manqua lui déchirer la joue. D’un coup sec, il tenta de désarmer l’assaillante, mais celle-ci se contenta de faire un pas en avant, à peine ébranlée par le choc.

— Tu viens avec moi, ordonna-t-elle d’une voix rauque semblable à un grognement.

— Tu es qui ? Toi Confrérie ? 

Elle ne prit pas la peine de répondre. D’une torsion du poignet, elle relâcha la pression sur sa chaîne, qui se laissa glisser au sol, comme mue par sa propre volonté. Un nouvel élan, l’arme tournoya autour de la femme en émettant un sifflement menaçant. Aenar n’avait pas d’autre choix que défendre sa peau. Skaering en main, il évolua à travers la pièce à la façon des crabes, guettant l’instant où son adversaire fondrait vers lui. L’armure de l’assassin n’offrait guère de protection, Aenar était sûr de pouvoir la défaire, s’il parvenait à se soustraire à l’allonge de la chaîne.

Soudain, Toui lança la cruche à vin vers l’inconnue. Celle-ci l’esquiva d’un simple mouvement de la tête ; l’action ouvrit la voie à Aenar, qui s’élança sur elle. Le tranchant de Skaering frôla le torse à peine protégé, mais la femme inclina son buste de côté avec une agilité surprenante et utilisa sa jambe gauche pour faire chuter son ennemi. Aenar s’étala de tout son long, desserrant son étreinte sur sa hache qui glissa à quelques pas de lui dans le couloir.

— Je suis mort, comprit-il.

Offrir son dos à son adversaire, la pire situation possible. T’es rouillé, ma parole ! Il se redressa prestement, s’attendant à sentir la morsure de la lame contre ses vertèbres. Mais la femme ne frappait pas. Toui avait attrapé la chaîne, l’avait enroulée autour de son poignet et tirait dessus de toutes ses forces.

— Fiche le camp, Aenar ! hurla-t-elle.

— Lâche ça, traînée ! s’énerva la sicaire.

Aenar ramassa sa hache et frappa le mollet de la femme masquée. Skaering ne s’arrêta pas un instant contre le cuir des jambières, elle mordit la chair avec avidité, arrachant un hurlement à la guerrière. Elle tomba à genoux, abandonnant le duel contre Toui. Ses yeux virèrent au rouge sous le masque. Sa silhouette se nimba d’ombre, ses mains enflèrent, se déformèrent, tandis qu’un long grognement montait dans sa gorge.

Un démon-loup ! reconnut Aenar.

Il récupéra son sac aux pieds de Toui, ouvrit la lucarne et poussa la jeune femme devant lui. Elle sauta sans hésiter et il l’imita. Dans sa contrée, les humains possédés par des esprits animaux existaient, mais il n’imaginait pas en trouver en terre kémite. À demi nu, il courut, la serveuse sur les talons, Skaering prête à mordre quiconque approcherait.

— Dis-moi ce que tu sais ! C’est qui ?

— Une sétite, répondit Toui, le teint grisâtre et l’avant-bras en sang. Elle n’est pas seule, surveille les alentours ! 

Aenar sentit ses entrailles se nouer. Le culte de Set était la dernière chose qu’il voulait rencontrer. Il ne leur cherchait pas de noises, pourquoi s’intéressaient-ils à lui ?

— On va où ? s’enquit-il.

— Vers la Ruche, c’est le seul moyen de les semer. 

Toui le poussa au moment où un projectile volait vers lui. Elle le reçut dans l’épaule, esquissa une grimace et poursuivit sa course.

— Du poison, ne te fais pas toucher.

— Pourquoi tu fais ça ?

— Je l’ai dit, grinça-t-elle, je veille sur toi. 

*

Du coin d’une allée, Thaïs rechargea sa sarbacane d’un geste sec. Que fichait ici cette sous-créature ? Et comment avait-elle anticipé la trajectoire de son tir ? Curieuse, Tasmin se coula à ses côtés, les yeux rivés sur les deux fuyards.

— Qui est-ce ?

— Aucune idée, mais elle sera bientôt prête pour la Pesée. Elle ne pourra pas s’interposer à chaque fois.

— Attends ! Tu utilises le venin de scorpion décher ? On ne doit pas tuer notre cible !

— Une dose ne tuera pas un gabarit comme lui. Elle, en revanche… 

Une silhouette canine écumante de rage les dépassa, à la poursuite des deux fuyards.

— Tiens, voilà Tahura, commenta Thaïs.

— On doit la stopper, elle va le dévorer !

— Je n’en jurerais pas. La hache peut tuer un monstre comme elle. Personnellement, je ne vois pas de raison de me hâter, toi si ? 

Tasmin pencha la tête de côté, comme chaque fois qu’elle n’était pas certaine de comprendre.

— Serais-tu en train de suggérer…

— Elle ne nous manquera pas. Hetephros l’oubliera vite, il offrira un masque à la putain ishtarienne qu’il garde dans sa cave et nous aurons une nouvelle servante, au lieu d’être des subalternes. 

La femme-chat plissa les paupières. Thaïs lui prit la main avec douceur et l’embrassa sur les lèvres. D’abord réticente, Tasmin accueillit la langue de sa sœur contre la sienne. Le temps se suspendit l’espace de quelques secondes. Thaïs avait-elle bien évalué les réactions de sa très raisonnable aînée ? Dans son dos, elle jouait avec sa dague, prête à corriger son erreur. Leur étreinte cessa aussi vite qu’elle avait commencé.

— Prenons notre temps, approuva Tasmin, mais pas trop. Nous ne pouvons courir le risque de perdre notre proie. 

— Tu es la sagesse incarnée. (Thaïs relâcha sa prise sur l’arme avec soulagement.) Bien, le loup va chercher le soutien de sa meute, allons le ferrer dans sa tanière. 

Un sourire enthousiaste flottait sur ses lèvres alors que Tasmin et elle retournaient sur leurs pas, en direction du port.

 

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